Glenn Gould et la création

Circuit, musiques contemporaines
22_2_001Glenn Gould et la création
Gould poursuit donc sa carrière de compositeur, mais autrement que dans l’écriture strictement musicale, en recréant par l’interprétation et les techniques d’enregistrement les œuvres des compositeurs qui l’inspirent: «Je me refuse à penser que l’acte recréateur soit essentiellement différent de l’acte créateur».
— Ghyslaine Guertin

Volume 22, no. 2 (2012)
Glenn Gould et la création

22_2_002

Introduction : la créativité transdisciplinaire de Glenn Gould
Jonathan Goldman
La créativité transdisciplinaire de Glenn Gould
Sommaire du numéro

Volume 22 Numéro 2 (2012)
Glenn Gould et la création

Introduction — La créativité… Goldman
Nous croyons tous connaître Glenn Gould. Les grandes lignes de la carrière de ce trésor national dont on célèbre cette année les 80 ans de naissance réservent peu de surprises aux mélomanes que nous sommes: interprète mythique au piano de la musique de Jean-Sébastien Bach, révélé à la planète entière par son interprétation sur disque 33 tours des Variations Goldberg en 1955. Nous apprécions ce pianiste aux interprétations parfois excentriques, comme l’illustre l’anecdote de ce célèbre concert du New York Philharmonic de 1962 où Gould interprète le premier concerto de Brahms, mais pas avant que le chef Leonard Bernstein ne s’adresse au public pour se dissocier de l’interprétation peu orthodoxe qu’il s’apprête à accompagner contre son gré.[Read more]
22_2_003

Glenn Gould — Les stratégies… Guertin

While Gould the piano virtuoso is well known, the composer is much less so. Nevertheless, his composerly ambitions manifested themselves very early on in ambitious composition projects—chamber music, operas, symphonies—and in his resistance to the life of a concert performer that prevented him from fulfilling this dream. His partial-retirement from the stage in 1962 — two years before he was to give his last public appearance as a concert pianist — was the first step towards the realization of his lifelong dream: to become a composer and to devote himself entirely to the compositional projects that he had already initiated. This article offers a survey of the vast compositional workshop of Gould that includes his compositional activities as well as his ideas on the music of his time, as it can be seen most of all in his correspondence.
22_2_004

Glenn Gould and ‘Opus… Cushing

The Idea of North is the first of Glenn Gould’s Solitude Trilogy documentaries. Like the two works that follow it in the trilogy, North attracts a significant amount of attention for its place in a nether region between Gould as a performer and Gould the intellectual. The bulk of the literature on the work debates categorizing it as documentary, radio drama/theatre, or music. Gould’s own descriptions of it encompass all three and render the task of pigeonholing the work difficult. This article will explore what makes The Idea of North musical. I contend that, even if considered as documentary, drama, or music, the work is musically conceived and musical and, as such, is a milestone for Gould in developing his compositional voice.
La recherche de l’instrument… Leroux
An essay-review of a book by Katie Hafner, A Romance on Three Legs. Glenn Gould’s Obsessive Quest for the Perfect Piano, New York, Bloomsbury, 2008, 259 p.
Enquête
Le sérialisme lyrique
De la «Devinette de la guitare» (1954) de Serge Garant

he art song «Devinette de la guitare», from the cycle Caprices, composed by Serge Garant in 1954, is an eloquent example of the composer’s fascination with rigorous musical constructions. As Garant’s first wholly serial works, the songs of the Caprices cycle testify at once to Garant’s virtuosic manipulation of sound material and to the abstract lyricism that is characteristic of his style.

Cahier d’analyse
Relire Xenakis
Un triple compte rendu de livres
Actualités
À propos des illustrations Lee
Utilisant la photographie, la vidéo, le texte et la sculpture, Tim Lee s’applique à faire revivre des événements déterminants de l’histoire de l’art et de la culture populaire. À partir de sources d’inspiration aussi diverses que Johann Sebastian Bach, Steve Martin, Dan Graham, Public Enemy, Laszlo Moholy-Nagy et Ted Williams, Lee s’imprègne du parcours artistique et personnel de ses sujets en reconstruisant librement des œuvres en rapport avec leurs créateurs, et complexifie notre connaissance de ces individus et de leur histoire en nous situant sur une ligne du temps étendue, passant du passé historique à un futur imaginaire. Tim Lee vit et travaille à Vancouver.

La collection

Jonathan Goldman

Nous croyons tous connaître Glenn Gould. Les grandes lignes de la carrière de ce trésor national dont on célèbre cette année les 80 ans de naissance réservent peu de surprises aux mélomanes que nous sommes: interprète mythique au piano de la musique de Jean-Sébastien Bach, révélé à la planète entière par son interprétation sur disque 33 tours des Variations Goldberg en 1955. Nous apprécions ce pianiste aux interprétations parfois excentriques, comme l’illustre l’anecdote de ce célèbre concert du New York Philharmonic de 1962 où Gould interprète le premier concerto de Brahms, mais pas avant que le chef Leonard Bernstein ne s’adresse au public pour se dissocier de l’interprétation peu orthodoxe qu’il s’apprête à accompagner contre son gré . Nous savons aussi que Gould est l’interprète de repertoires moins connus du xxe siècle, champion non seulement de l’École de Vienne, mais aussi de Jean Sibelius, Ernst Krenek et Fartein Valen. Gould défendait également le répertoire contemporain canadien, comme en témoigne l’enregistrement où il a endisqué la musique d’Oscar Morawetz, István Anhalt et surtout sa célèbre interprétation des Variations pour piano (1967) de Jacques Hétu, qui divergeait à un tel point de la lettre de la partition, que le compositeur québécois prétendait ne pas arriver à l’identifier comme sienne à la première audition.[Weiterlesen]
22_2_001